Contexte
Casa Burger vend en livraison et à emporter. Comme presque tous les restaurants dans ce cas, il avait le choix entre deux mauvaises options.
Passer par une plateforme de livraison : visibilité immédiate, mais 25 à 30 % de commission sur chaque commande — et surtout, la relation client appartient à la plateforme. Le restaurant ne sait pas qui a commandé, ne peut pas relancer, et disparaît le jour où l’algorithme le déclasse.
Ou prendre les commandes au téléphone : aucune commission, mais une ligne occupée dès qu’il y a du monde, des erreurs de saisie, et personne pour répondre pendant le coup de feu.
Le problème
Afficher une carte n’est pas prendre une commande. C’est la confusion la plus fréquente. Une belle carte en ligne ne sert à rien si le client doit ensuite téléphoner. Ce qui compte, c’est de tenir le parcours entier sans qu’aucune étape ne casse : variantes, suppléments, créneaux, zone de livraison, encaissement, suivi.
Une commande ne doit pas exiger un compte. Demander une inscription avant d’encaisser fait perdre une part du panier à chaque fois. C’est mesurable, et c’est la première décision que nous avons prise.
Le back-office doit tenir un soir de rush. Un produit épuisé à 20 h 30 doit se couper en un geste, pas en appelant le prestataire. Une commande doit changer de statut sans que personne ne se demande qui l’a modifiée.
Ce que nous avons fait
Un parcours de commande complet, pensé pour le téléphone. La carte gère les variantes — formules, tailles — les groupes d’options obligatoires et les suppléments, avec un commentaire libre transmis en cuisine. Le panier bascule entre livraison et retrait sans repartir de zéro et accepte les codes promo.

La commande passe sans compte. Quatre étapes au paiement, en espèces, par carte à la livraison, sur place au retrait ou en ligne. Le client suit ensuite sa commande sur une page dédiée, avec un bouton WhatsApp, et peut annuler tant qu’elle n’est pas confirmée.
Un back-office que le restaurateur tient seul. Chiffre d’affaires du jour, panier moyen, heures de pointe et produits populaires : ce qu’il faut pour décider quoi préparer, pas un tableau de bord décoratif.

Les commandes se suivent en vue cuisine par colonnes, et chaque changement de statut est historisé — on sait qui a fait quoi, et quand.

Le reste suit la même logique : zones de livraison avec frais, minimum et seuil de gratuité, codes promo ciblés et à quotas, segmentation automatique des clients, gestion des avis.

Le résultat
Un parcours de bout en bout, de la carte au suivi, et un établissement qui encaisse la totalité de ce que ses clients paient.
Un choix technique mérite d’être signalé : aucune dépendance PHP hors Laravel n’a été ajoutée. Rôles, permissions, journal d’audit, médias et référencement sont écrits dans l’application. C’est un peu plus de travail au départ, et cela évite qu’un paquet abandonné dans trois ans ne bloque une mise à jour de sécurité — ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit sur ce genre de projet.
Le produit est conçu pour être réinstallé et rehabillé pour un autre établissement : identité, couleurs, horaires, TVA et moyens de paiement se règlent sans toucher au code. Casa Burger en est la démonstration installée, et le site est tenu hors des index tant qu’il vit sur un sous-domaine d’Azetria.