C’est la première question posée, et celle à laquelle personne ne répond droit. On vous renvoie un « ça dépend » — qui est vrai — et vous repartez sans rien.
Voici les fourchettes réelles du marché français, ce que chacune contient, et surtout ce qui explique les écarts. Nos propres prix figurent dedans, ce n’est pas un hasard : on peut difficilement écrire sur les prix des autres sans donner les siens.
Trois fourchettes, trois métiers différents
De 500 à 2 000 € — un modèle personnalisé. Vous partez d’une base existante, déjà conçue et déjà testée, qu’on habille à vos couleurs avec vos textes et vos photos. C’est le meilleur rapport qualité-prix pour un artisan, un commerce, un cabinet — à condition d’accepter que la mise en page ne soit pas unique au monde. Chez nous, cette gamme commence à 990 € en tarif de lancement : c’est le principe de nos sites complets, conçus par métier, dont vous pouvez parcourir les démonstrations en entier avant de décider.
De 3 000 à 10 000 € — un site sur mesure. Une maquette originale, dessinée pour vous, souvent avec la rédaction et parfois les photos. On y va quand l’image compte plus que le budget, ou quand aucun modèle ne correspond à ce que vous vendez.
Au-delà de 10 000 € — il ne s’agit plus d’un site. Espace client, réservation avec paiement, connexion à un logiciel de gestion, catalogue à plusieurs milliers de références : ce sont des applications. Le mot « site » induit tout le monde en erreur, à commencer par celui qui commande.
Ce qui fait vraiment l’écart
Contrairement à ce qu’on croit, ce n’est presque jamais le nombre de pages. Quatre pages ou huit, la différence se compte en heures, pas en milliers d’euros. Quatre postes expliquent l’essentiel des écarts.
Qui écrit les textes. C’est le premier. Rédiger le contenu d’un site vitrine représente facilement deux à trois jours de travail : entretien, écriture, allers-retours. Un devis à 800 € suppose que vous fournissez tout, un devis à 4 000 € comprend souvent la rédaction. Vérifiez : c’est la première source de malentendu, et la première cause de projets qui s’enlisent — le site attend vos textes pendant quatre mois.
Qui produit les images. Même logique. Une séance photo professionnelle, c’est 500 à 1 500 € selon la durée. Sans elle, vous aurez des banques d’images que vos concurrents utilisent aussi.
Le niveau de sur-mesure du design. Une maquette originale, c’est trois à cinq jours de travail avant même la première ligne de code. C’est ce qui sépare mécaniquement les deux premières fourchettes.
Ce qui est prévu après. Un site livré et abandonné se dégrade. Un devis qui ne dit rien de l’hébergement, des sauvegardes et des mises à jour ne vous a pas dit la moitié du prix — celle qui revient tous les mois. Nous avons détaillé ce poste à part, parce qu’il surprend presque tout le monde : ce que coûte vraiment un site après la livraison.
Les quatre questions à poser avant de signer
Elles permettent de comparer deux devis qui semblent incomparables.
Qui fournit les textes et les photos ? Si la réponse est « vous », ajoutez mentalement le coût de votre temps ou celui d’un rédacteur.
Que se passe-t-il le jour de la mise en ligne, et le lendemain ? Qui héberge, qui sauvegarde, qui applique les mises à jour de sécurité, et à quel prix.
À qui appartient le code, et où est-il ? Demandez à récupérer les fichiers. Si c’est impossible, vous ne possédez pas votre site — vous le louez, et vous ne pourrez jamais changer de prestataire sans tout refaire.
Que coûte une modification ? Un tarif horaire annoncé, ou un forfait mensuel qui inclut un volume de modifications. Sans réponse claire, chaque virgule deviendra une négociation.
Le piège des deux extrêmes
En dessous de 500 €, deux cas seulement. Soit vous payez un abonnement à une plateforme : le site n’est pas à vous, il disparaît le jour où vous arrêtez de payer, et l’adresse aussi. Soit quelqu’un travaille à perte, et l’expérience montre qu’il disparaît avant la fin du projet. Ni l’un ni l’autre n’est un scandale — encore faut-il savoir lequel on achète.
Au-dessus de 10 000 € pour un site vitrine, demandez le détail poste par poste. Il y a de très bonnes raisons d’y arriver : multilingue, accessibilité réglementaire, forte contrainte de marque. Il y en a aussi de moins bonnes, et elles se voient dans un devis détaillé.
Ce que nous en pensons, en tant que vendeurs
Nous vendons des sites à partir de 990 €, et nous en vendons aussi à plusieurs milliers d’euros. Ce ne sont pas les mêmes clients, et ce n’est pas le même travail.
Ce que nous refusons, en revanche, c’est de chiffrer un site sans savoir qui écrira les textes. C’est la question qui décide du prix, du délai, et surtout de la date de mise en ligne réelle — celle qui compte pour vous.
Un dernier repère. Le bon devis n’est pas le moins cher : c’est celui dont vous pouvez dire, en le lisant, ce que vous aurez et ce que vous n’aurez pas. Si vous n’y arrivez pas, ce n’est pas votre faute — c’est qu’il n’était pas écrit pour ça.